Jeudi 9 septembre 2010 4 09 /09 /Sep /2010 16:15

Ça y'est je suis bien arrivé en France. Mon voyage en Asie s'arrète la.

Je fais une pose sur le blog...jusqu'au prochain voyage.

 

 

Pictures selection of my travel

 

 

Retour-au-calme.jpg

Par Corto - Publié dans : Brève
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Jeudi 9 septembre 2010 4 09 /09 /Sep /2010 16:12

France comté

 

L’odeur du levain autour de moi, une tasse vide avec quelques gouttes de chocolat chaud à coté d’une assiette où trônait un pain au chocolat, la musique française – un peu mièvre, genre Etienne Dao – en fond musical, les doigts graisseux du « Pure beurre » des pâtisseries et le gout sucré au bout de la langue…Je suis en France. J’ai atterri…vraiment…Dans ce café typique parisien, je suis servi par une fille dont j’essaye de reconnaitre l’origine. Laos, Cambodge, Malaisie peut-être ? Je n’ose pas lui demandé, ici je crois que ça se fait pas trop. Hier, ça aurai été le premier sujet pour lancer une conversation. Elle répond poliment à son patron chinois désagréable et donne des conseils à son collègue géant black. Moi je suis en tongue,  habillé en pantalon Thai et je lis les poèmes d’Oscar Wild qui étaient derrière ma tête. J’aime bien ce café.

Il est 7h du mat, je suis partis il faisait 35 degré, maintenant il fait 12, gris et il pleut. Je continue Wild :

« Soudain la vie au réveil éclata

Da bruit, les rues s’emplirent de chariots

Venus de la campagne…et un oiseau

S’envole vers les toits brillant, chanta

… »

 

Parc du Luxembourg

 

Je n’avais pas quitté les forets vertes depuis des mois et j’arrive à Paris, l’automne a déjà commencé dans les jardins du Luxembourg.

 

 Montparnasse

 

 

Je me promène sous le ciel sans lumière de ce milieu d’été. Je n’étais jamais passé sur ce pont (le Pont Des Arts). Etrange tout ces cadenas.

 

  Pont Des Arts

 

Paris est toujours autant une carte postale, un musée à lui tout seul, comme la France entière d’ailleurs.

 

Seine

Par Corto - Publié dans : Récit de voyage
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Jeudi 9 septembre 2010 4 09 /09 /Sep /2010 16:09

Malaisie Fin

 

Après 24 heures de trajet depuis Ko Tao j’arrive enfin à Kuala Lumpur. Nous avons pris un bateau, un taxi, mini bus, un autre mini bus et un vrai bus pour finir. . Heureusement, maintenant je connais bien le coin, il est plus de minuit quand je débarque dans l’hôtel « Le Village » à coté de Chinatown. Impossible à trouver si vous ne connaissez pas son existence. Je me demande s’il existe quelques choses de moins cher à KL (moins de 4€ la nuit). Bien sur il y avait encore du monde autour de la table ou vautré dans les sofas à coté. Ils me proposent aussitôt de les rejoindre. On va discuter jusqu’à 4 heures du mat, de nos vies, de nos voyages. « Dans cet hôtel, si t’as pas de plan pour partir tu y restes trèees longtemps » me dit Guatemala (personne n’arrive à prononcer son nom). Elle est arrivée il y a presque un mois. Elle glande, rencontre des gens, fait des plans pour l’avenir…Elle part aux Philippines dans deux jours. C’est un peu comme Nicolas. Je l’avais rencontré ici même il y a deux mois. Il venait de passer un mois ici. Et la il revenait de deux mois aux Philippines je crois.

 

Dans les rues de KL, juste a coté du MacDo on peut trouver ça :

 

Dernier repas 

 

On choisi ce qu’on veut, c’est pratiquement à volonté pour 1€. Poulet, poisson, calamar, légumes…délicieux derniers repas pris dans la rue, sur un tabouret en plastique.

Mais voila dans quelques heures je serai en France, tout à une fin.

   

Peu de gens connaisse la Malaisie. J’avais dans l’idée un pays assez pauvre, pas trop développé…

 Autoroute

 

Pourtant, encore plus qu’ailleurs, les infrastructures, les technologies sont là. Hier, je regardais le journal de France2. Le présentateur et l’interviewer était fier de montrer que maintenant « on pourra choisir son siège, numéroté, dans un cinéma comme on le fait au théâtre ». Je ne demanderai pas à mes amis de Malaisie depuis combien de temps ils peuvent le faire, ils vont trouver qu’on est vraiment archaïque. Archaïque ou pas, en fait je m’en fou. C’est plutôt qu’on balance cette info comme si c’était une grande avancé, qu’on est toujours à la pointe, les premiers…Pour moi, c’est vraiment pas un problème de ne pas l’être, c’est plutôt d’y croire.

Par Corto - Publié dans : Récit de voyage
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Dimanche 15 août 2010 7 15 /08 /Août /2010 11:18

Le portail se referme

 

Lundi 26 juillet, je me trouve à Phnom Penh quand la sentence tombe : 35 ans de prison. La peine de mort n’existe plus au Cambodge. Duch va alors passer le reste de sa vie en prison. Peut-être pas en fait, c’est ce qui gène la plupart des gens rencontré ici. 35 ans, moins 10 déjà passé, moins 5 pour rétention sans fondement juridique égale 19 ans restant à passer derrière les barreaux. Agé de 68 ans il sortira peut-être encore débout. Les journaux locaux comparent ce jugement à d’autres personnes qui auraient tués seulement 1 fois. « 20 ans, c’est rien » disent-ils, il a emprisonné, torturé et tué des milliers de Cambodgiens. Mais au moins, il est jugé ; coupable ; enfin !

Le lendemain, je vais visiter S-21 (Tuol Sleng), mythique prison au centre de Phnom Penh qui a vu défiler plus de 15000 « opposants » au régime des Khmer rouge de 1975 à 1979. La plupart sont mort sous la garde de Duch.

 

Cambodia Duch

 

C’était une école, organisé en prison, elle fut la plus tristement célèbre du régime des Khmer rouge. Maintenant elle se visite, les salles sont vide ou presque, mais il reste cette présence, intense, étouffante parfois, rendu par les centaines de photographies des victimes.

« Les pièces du rez-de-chaussée, ou avaient lieu les interrogatoires, étaient meublés d’un lit de fer sur lequel on allongeait les victimes. Si l’on prêtait attention, en se penchant, on entendait le chuintement continu du sang coulant des faces torturées dont les photos tapissaient les murs. […] des menottes tachées qui avaient rayé le cadre, des rivets d’articulation forcés, avaient surgi les mêmes fantômes que du portail, et dans leur abomination ils me firent pâlir d’effroi. »… extrait du livre Le Portail  de François Bizot. F. Bizot ne connu pas ce camp, mais un autre. En 1971 il fut arrêté (sous prétexte d’être un agent de la CIA) dans la région d’Udong et conduit dans un camp dirigé par Duch.  Entre eux, se crée un lien de confiance, presque d’amitié. Duch, convaincu de l’innocence de F.Bizot et ne voulant pas céder à ces principes de justice réussira à le faire libéré. Dans leur longue discussion politique et idéologique, Duch parle à F.Bizot de la révolution Française. N’avez-vous pas tué pour instaurer un régime nouveau, plus juste…? Cet homme, strict et juste deviendra le bourreau de S-21. Beaucoup de leader khmer rouge avait été instruit en France. La France, qui a reconnu le GRUNK (Gouvernement royale d’union nationale du Kampuchea) (gouvernement dirigé Sihanouk avec les Khmer rouge) tarde à ouvrir les yeux et à prendre vraiment en compte les récits des déportés.

 

Le livre de F.Bizot raconte un passage de l’histoire du Cambodge, période oublié dans nos manuels d’histoire. Pourtant, le Cambodge était un protectorat français 20 ans avant ces faits.

 

Intéressant, mais moins agréable à lire, le livre de F.Ponchaud : Cambodge, année zéro, décrit placidement toutes les exactions vécus par le peuple khmer et essaye d’analyser les causes. A la fin du livre, on trouve la constitution du Kampuchéa, où on peut lire que toutes les religions sont autorisées dans la mesure ou elles ne sont pas en désaccord avec la doctrine. Des milliers de moines seront exécutés ; ils ne vivaient que d’aumône et étaient donc improductif au travail de reconstruction du pays.

Par Corto - Publié dans : Récit de voyage
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Dimanche 15 août 2010 7 15 /08 /Août /2010 11:15

Histoires de corruptions

Mister Honda Sport :

Arrivé Pakse dans une gare routière après une nuit de voyage, on ne sait pas trop ou aller.

Dans un petit resto typique servant des noodle soup on rencontre Mr.Honda sport. C’est plutôt lui qui nous rencontre. Il n’a pas parlé français depuis plus de quarante ans mais nous explique parfaitement où on est et se qu’on peut visiter ici. Je n’ai pas tout compris et je ne me souviens pas de tout. Mais lorsqu’il nous parlait de sa femme qu’il avait eu en France, lorsqu’il était à l’école de préfet, je revois encore son visage s’empourprer et les larmes refoulés. Rappeler par son gouvernement, il ne la verra plus jamais…Timide et mal à l’aise nous n’osions pas lui poser plus de question lorsqu’il nous parlait de son internement en camp.

Maintenant il est remarié, possède une belle Honda sport, mais sa carrière de préfet est bien loin et il rêve toujours aux femmes françaises…

 

Laos VangVieng Honda

 

 

Passage de frontière :

Comment passer la frontière du Laos sans céder à la corruption : Avoie beaucoup, beaucoup, beaucoup de temps !

Jamais je n’avais été confronté de près à la corruption. Celle-ci était tellement évidente, tellement accépter et « logique »que personne n’y faisait plus attention : Pour avoir le tampon de sorti du territoire du Laos il fallait payer 2 US dollars. Somme ridicule, mais multiplier par 5 car de touriste par jour rempli de plus de 40 personnes, ça fait un beau paquet pour le douanier tamponneur. Nous refusâmes…un temps…avec 3 autres français, jusqu’à ce que notre bus s’apprête à partir sans nous. Les autres touristes avaient payé sans sourciller, ils nous attendaient maintenant depuis 45mn.

Ce fut le jour ou nous avons essayé de combattre la corruption…sans succès…

 

Mister no-coruption :

Dans le bus entre Siem Reap et Battambang, un employé du gouvernement commence à discuter avec moi. Il haïssait le gouvernement et m’expliquer pourquoi sans retenu. Je trouvais bizarre qu’il critique autant, même en anglais, il peut avoir un mouchard. Mais pour lui, aucun problème, il ne risquait pas de perdre son poste. Malgré son diplôme de l’université de Phnom Penh qu’il a reçu il y a presque 20 ans, il est toujours au bas de l’échelle. Mais il ne s’en plaint pas. Il refuse la corruption et la dénonce.

Question : comment reconnaitre qu’un district est plus corrompu qu’un autre ? A l’état des routes neuves. Lorsqu’on passe de Siem Reap a Battambang on sent la différence. La surface est toujours belle, mais on est plus secoué. La sous-couche de remplissage, celle qui évite que la route s’affaisse au bout de quelques années, a été économisé pour alimenter la corruption.

Avec son salaire de misère, il doit travailler en plus le soir en vendant des sandwichs et des noodle pour avoir une vie correcte. Mais au moins il est clean et l’affirme.

 

Mister docteur « no corruption in Cambodia »

Le soir, à Battambang, on passait dans la rue et on s’est fait invité dans un mariage. Un autre vieux qui parle français. Il est médecin et connait le ministre de l’écologie (ou quelque chose commeça si je me souviens bien) du Cambodge. Pour lui, il y a très peu de corruption au Cambodge, ce n’est pas vraiment un problème et il n’y a pas lieu de s’alarmer…

 

 Cambodia Angkor Wat

 

Mister premier ministre :

Un autre soir, je rentre d’un resto Sri Lankais que j’ai partagé avec un couple d’Hollandais. Dans notre guest house à 4€ la nuit logeait la garde rapproché d’un ministre venu faire un discours en campagne. Ils étaient deux et l’un parlait bien anglais. Militaire de carrière, commandant (ou capitaine ; j’y connais rien dans les grades) dans l’armée de la république, il connait bien la région de Kampong. Il a combattu les khmer rouges encore présent dans les années 90. Il nous racontait ses nuits dans la jungle, ou il fallait se mettre le plus loin possible des routes pour ne pas se faire repérer, ou il fallait se protéger des moustiques. La meilleure solution d’après lui : boire des bières ou de l’alcool locale.

Maintenant tout ça est bien loin, il se promène avec son ministre, dors dans des hôtels pas cher. Pour venir, il conduit sa vieille voiture alors que tous les autres ont des 4*4 Lexus. Il n’est pas corrompu d’après lui, mais c’est vrai qu’il préfère monter dans le 4*4 de son copain (corrompu, mais ne parlant pas anglais alors il pouvait nous le dire) quand ils sont à Phnom Penh.

Il nous explique que c’est difficile d’en vouloir au gens quand on sait qu’ils ne gagnent pratiquement rien. Même les enfants doivent apporter de l’argent au prof pour qu’ils fassent cours…Quand ils acceptent de faire cours. Parfois ils n’enseignent rien pendant la journée et attentent le soir pour donner des cours particuliers. Acadomia ferai un malheur là-bas !

Par Corto - Publié dans : Rrencontre
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