Indonesian story

Publié le par Corto

Indonesie

Histoire conté

Deux mois en Indonésie sont maintenant presque passés. Des multitudes de paysages, des rencontres, des sourires à n’en plus finir, des désillusions, le bruit et le calme, l’immensité d’un pays grand comme…beaucoup de fois la France, étalé sur 3 fuseaux horaires. L’Indonésie fut pour moi mon premier pays de réel backpacker. Avant je restais plusieurs jour, voir des semaines aux mêmes endroits. Quand je bougeais beaucoup, c’étais seulement pendant deux semaines et après je posais mon sac à nouveau. Ici, jamais plus de trois nuits au même endroit, des milliers de kilomètres, des nuits entières dans les bus et les bateaux. Voyage éprouvant physiquement mais aussi mentalement. Dans tous les pays, je déteste à peux près tous les conducteurs de bus, touk-touk, moto...etc. Toujours à demander les plus haut prix possible, raconter n’importe qu’elle histoire pour nous faire monter dans leur véhicule, insister, insister encore.

 

Touk-touk driver

Ici on avait volé le touk-touk pour se venger !

Je les ai aussi détestés ici. Jusqu’au jour où j’ai compris quelque chose de vraiment important en Indonésie. J’étais à Yogyakarta (Java), ville d’histoire et de tradition de conteur d’histoire avec des marionnettes.

Java Marionnettiste

Ils content le Ramayana (légende marqué par la civilisation indienne), épopée mystique, conte morale ou allégorie où s’affronte le bien et le mal, (qui se confonde un peu tout le temps) dans des théâtres mais aussi partout, tout le temps. Ces conteurs professionnels déguisé en guide, chauffeurs, vendeurs ou simple voyageurs on déteint sur moi. Je me suis mis aussi à raconter des histoires aux autres, à moi, à les écrire.

 Dans les rues de Yogyakarta, Des enfants jouaient à cache-cache.

 

Java Enfant guide

Peut-être en fait me montraient-ils le chemin à suivre. Ou peut-être était-ce Ravana qui voulait m’attirer dans des contré perdu. Ne connaissant pas l’histoire je suivie, m’égarant dans le dédale des rues de cette ville-palais.

 

Java - ruelle Yogya

Caché au détour de temple sans nom

 Java - Petits temples

Je découvre le Sumur Gumuling, puits de la déesse des mers du Sud Nyai Loro Kidul. Escher le peintre, le grand ami du sultan Hamengkubowono avait assisté à la cérémonie que le sultan donnait en hommage de la déesse.

  Java Escher

Je continue à remonter les rues et à remonter le temps. J’arrive aux trois bains. Malheureusement les eunuques me racontent que le sultan et ces princesses se reposent à l’intérieur. Passé 15h, les visites sont interdites. Je me faufile dans les ruelles et grimpe sur les murs pour observer le harem du sultan de Yogyakarta. Je n’ai pas osé les prendre en photos tant qu’elles étaient là.

 Java Les trois bains

 Il faut imaginer ces bains, des beautés du royaume de Senopati rêvassant sous le regard du sultan en haut de la tour.

Java Sultan de pierre 

Détail de la tour – Sultan de pierre –

 


J’ai traversé Java en prenant la Tranjavanaise. Parti de la gare de bus de Jakarta, je monte dans le bus à 13h heures locales. C’était le premier bus de la journée pour Yogyakarta et le plus rapide, celui que ne s’arrête pas…m’avait dit la personne qui m’a vendu mon ticket. C’était la première fois qu’une femme me vendait un ticket je pensais que les femmes n’était pas des conteuses d’histoire. Après une heure dans les embouteillages de Jakarta, nous arrêtons pour changer de bus. Quelques minutes après on s’arrête encore pour que les agents de voyage boivent un thé. Je ne le savais pas encore, mais mon indic était en fait un soldat de Rama qui se devait de me conduire vers la princesse de Java. Dans ma quête d’aventure féerique je devais changer de bus.

C’est alors que je fis la rencontre de cette fille de sultan. Princesse exilé au pays des lions (Singapour) pour avoir refusé de marié l’homme qu’on lui a présenté. L’espace de quelques heures sur la Transjavanaise, j’aurai presque connu une princesse. Au fil du voyage, elle oubliait parfois son texte. Comment faire pour l’aider ? Lorsqu’elle me dit qu’elle avait 4 sœur, qu’elle vivait cloitré dans les murs de sa maison

 avec des gens qui la garde autour

Java Gardes du palais

 je lui ai soufflé qu’elle devait être la descendante du sultan de Yogyakarta, celle qui n’est pas encore marié et qui étudie en Australie. Elle se souvenait…Elle revenait juste pour refaire son passeport, voyageait en bus pour ne pas avoir à montrer ses papiers aux douanes qui pouvaient la reconnaître et avertir son père. Mais elle n’étudiait plus, c’’etait une histoire pour le peuple. Ça explique pourquoi les employés du palais n’étaient pas vraiment sure d’eux pour le lieux d’étude: Australie, Etats-Unis, Angleterre.

La famille royale subventionne et bénéficie de l’artisanat local. C’est donc normal que les guides soit plus connaisseurs sur la confection des batiks et des marionnettes. Ils en connaissent tellement qu’une visite du palais en 20mn doit se poursuivre dans un atelier royale.

Java Batik

Seul les bons et les vrais batiks (de même pour les marionnettes) se font dans ces ateliers-boutiques. Les couches de peintures sont appliqués point par point, une par une avec un enduit recouvrant chacune, et allant des tons clairs vers les foncés.

Les marionnettes sont faites dans de la peau de vache, poinçonné et peinte à la main.

Un maitre artisan et expert en mythe m’a raconté que chaque marionnette du Ramayana est composé de trois étages : le bas qui représente l’instinct, le reflexe ; le milieu pour les sensations, le cœur et les sentiments et le haut pour la pensé et la réflexion qui rejettent des choses matériel. Le Ramayan est la quête de l’équilibre entre ces trois forces qui agissent en nous.  Chacun de nous doit chercher l’équilibre. J’ai commencé à ce moment en refusant d’acheter une marionnette souvenir. Lorsqu’il me l’a proposé pour un « cheap price my friend » j’ai décliné l’offre pour cause de refus des choses matériels. Il m’a souris, peut-être étais-je sur la bonne voie ?

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