Arrivé à Colombo

Premières heures au Sri Lanka

 

1H30 du mat, j’arrive à l’aéroport de Colombo. Je suis parti à 20h30 (locale) de Kuala Lumpur, on a fait une escale (plutôt un détour) à Male aux Maldives. Dommage, il faisait nuit noir, je n’ai pus voir que les lumières des îles.

Je suis sensé retrouvé mes amis du Geres le lendemain à Colombo. Je n’ai rien lu sur le Sri Lanka, je n’ai aucun guide, aucune information. Je veux que ce soit eux qui me fassent découvrir le pays.

Mais sans aucune information à 2h du mat à l’aéroport ce n’est pas facile. Y’a bien plein de rabatteurs pour les hôtels Hilton, Taj et autres. Je demande au bureau d’information les prix pour aller au centre ville en taxi : 3000 Roupies, un peu moins de 20€ pour 30 km!  (1€ = 160 Rs). Je préfère le bus annoncé à 75 Rs. Je dois prendre la navette gratuite qui m’emmène au bus. Pas de problème. Je monte ensuite dans le bus pour aller à Colombo, un gars m’annonce 200 Rs, ben oui, je suis deux personnes ; moi et mon sac J. Discussion, le bus part, je ne veux pas payer pas pour mon sac, je n’ai jamais payé pour mon sac !…surtout qu’on est 3 dans le bus ! Au milieu du trajet il recommence a discuter. J’enlève mon sac qui était sur le siège à coté de moi et je le mets dans l’allé : « one personne now, the seat is free ! ». Il dit ok, et me dit de remettre mon sac et de laissé passé les deux personnes qui montent. Les bus continus sont long périple à 20km dans les rues inanimé et surveillé par les militaires. Arrivé à la gare (au milieu de rien, ça ressemble à rien), il recommence à me demander 200 Rs, Je donne 80 Rs, les militaires sont la, il ne discute pas plus.

Maintenant que je suis en ville, mission trouvé un hôtel. Je demande à un touk-touk de m’emmener à un hôtel pas trop loin, pas trop cher, entre 5 et 10€. Il me décrit les hotels à 5 euros, un matelas parterre, pas de douche, des insectes…Il dit qu’il vaut mieux payer 1500-2000 Rs. Ensuite il me dit, si tu veux tu peux venir chez moi, tu as un lit, le breakfast, lunch pour 500 Rs. J’ai déjà eu des gens chez moi, c’est tout petit, y’a ma famille, mais c’est plus sympa. Je ne dit pas tout de suite oui, je discute d’autre chose. Il a une femme, un petit garçon de 3 ans, son père et son frère qui vivent avec lui. Il me parle de Peter, son pote Australien avec qui il avait visité le Sri Lanka. Il parle un peu anglais et est bien sympa. J’accepte la proposition. Même si ça peut comporter quelques risques je me dis que ça peut être sympa d’aller dormir chez lui, voir vraiment comment ils vivent, partager quelques moments. C’est parti pour l’aventure.

On roule pas mal de temps, on s’arrête pour acheter à manger sinon ça femme ne va pas être contente qu’il ramène un étranger et qu’ils n’ont pas de nourriture. A 4h30 du matin, c’est pas facile de trouver, surtout dans la banlieue. On arrive chez lui, son frère qui dormait parterre dans le salon se réveille. Il me donne le seul lit de la maison et me souhaite bonne nuit. Je tombe de sommeil, je n’ai pas accepté le thé qu’il voulait demander à sa femme de préparer.

Je me réveil vers 8h30, le petit est déjà débout mais mon chauffeur dors encore. Son fils le réveil en lui sautant dessus. Il me fait visiter sa maison, le jardin. Un entrée-salon, en face deux portes-rideau qui donnent sur les chambres et sur le coté, la cuisine. Le sol est en ciment lisse. Avec une natte pardessus et un drap ça fait une excellent table et un bon lit…

La salle de bain est dehors sous les bananiers et les noix de coco. C’est simple avec un ameublement minimum, une armoire dans chaque chambre et un buffet dans le salon. J’aime bien, c’est un petit air de Ladakh avec le froid en moins.

On retourne dans la maison, sa femme se fait engueler, elle n’a pas encore préparé le thé pour moi. Lui me montre les photos de son ami Peter, à la plage, avec les éléphants, avec lui. Il me dit que maintenant il fait parti de la famille, qu’il est vraiment sympa. Je suis heureux d’avoir trouvé des gens simple qui aiment accueillir du monde et poser des questions sur mon pays, mon village…Eux sont originaires de Colombo, mais ils ont tous (père, frère et lui-même) travailler à Dubaï et en Arabie Saoudite pour des compagnies pétrolières. En ce moment c’est leur mère qui y est.

Après être allé sur internet pour avoir des nouvelles de mes amis, on va faire les courses pour midi. Je vois qu’il hésite à prendre des fruits quand le marchand lui donne le prix, je paye et lui dit de prendre les fruits qu’il veut. Ce sera mangue et ananas au dessert.

De retour à la maison il me propose de faire une sieste pendant qu’il ordonne à sa femme de cuisiner. Je ne me fais pas prier, 4h de sommeil dans la nuit ne m’on pas reposé. Je me réveil, le repas est près à être servi. Je suis servi en premier, j’attends un peu par politesse, mais surtout pour voir comment ils mangent. Avec les doigts, ok c’est partis. Curry de poissons avec des petites patates grillé et des oignons, délicieux, meilleur que mes derniers restos. Ils me resservent une, deux fois, je n’en peux plus, il en reste encore mais je ne veux pas finir.

Cette après-midi il me propose de visiter Colombo avec les temples, le bord du lac, la plage. Beau programme et vu que je n’ai pas eu de messages de mes amis j’ai tout mon temps. Je prends ma pochette, enlève de dedans mon appareil photo, deux bouquins qui n’était pas dedans avant que je dorme. Des choses en plus, mais rien en moins, bizarre…Je ne veux pas vérifier tout le contenu tout de suite, je ne veux pas les vexer. Je connais les Indiens, ils peuvent prendre ton sac sans rien te demander, le vider, juste regarder ce qu’il y a dedans par curiosité, le reremplir et te le redonner. Devant moi eux ont fais pareil, j’avais un sac plastique que j’ai posé à coté, ils l’ont pris, on regardé. Normal.

Sur le chemin de Colombo on s’arrête dans la banlieue (pas bidonville, mais très pauvre quand même) chez le frère de sa femme, il me plante 15 minutes au milieu de la rue, je dois garder son touk-touk pendant qu’il va voir la famille. Je me planque un peu dans le touk-touk et vérifie dans mon porte monnaie. Je n’ai que 2500. Je n’ai dépensé que 500 et je pense avoir retiré 5000 hier…Je commence à me poser quelques questions. Je suis paumé au milieu d’une ville ou je ne connais personne, avec un chauffeur de touk-touk que je connais à peine, qui est peut-être en train de dire à tous ces potes de venir me détrousser. Il arrive deux minutes après, s’excuse d’avoir été long et m’explique que sa belle famille m’invitais à prendre le thé et qu’il a du expliquer longtemps qu’il m’emmenait visiter Colombo et qu’on avait pas le temps.

Après avoir visiter un premier temple bouddhiste (Ala Vatar temple) on se dirige en plein centre ville, la police est partout.

 

  Police

 

On visite un autre magnifique et très grand temple.

 

Bouddhas

 

Un éléphant se fait chouchouter

 

Elephant

 

Ce temple ressemble par endroit à un magasin d’antiquité :

 

Antiquité

 

Avec des fils blanc et d’autre des couleurs du bouddhisme il me fait deux bracelet qu’il entoure autour de mon poigné et embrasse les bracelets. Après avoir vérifié que personne ne le regardait il casse la règle qui était devant lui et enroule plusieurs mètre de fils autour. Il retourne faire d’autre prière devant un bouddha. Je n’ai jamais vu les Ladakhis, ni les Thaïlandais prier de cette façon, très rapide, dévote et superficielle à la fois. Mais bon, chacun le prie à sa manière.

 

Il m’emmène ensuite dans un centre commercial, juste pour aller voir…Sur le chemin, il n’arrêtait pas de siffler les filles, griller la priorité, slalomer entre les voitures, insulter ceux qui faisaient pareil que lui. Un vrai citadin ! Mais je commence à en avoir marre de son cirque et je ne veux pas visiter d’autres centres commerciaux ! Je retourne sur internent pour voir si j’ai une réponse, je vérifie en même temps si j’ai bien retiré 5000 la veille ou seulement 3000. Dommage, pas de réponse et les opérations bancaires de la veille de son pas encore enregistré. Mais je suis pratiquement sur de moi pour les 5000. Pendant que j’étais sur internet, il m’a taxé 60 Rs pour aller prendre un thé, avec les 500 de l’essence, les 200 du repas, les 100 pour un paquet de riz pour sa belle sœur ça fais déjà une belle somme pour lui (880 quand un riz-curry coute 75 au resto locales).

Je lui dis que je veux rentrer prendre mes affaires et que j’ai rendez-vous avec mes amis au Mac Do de Galle road dans la soirée. Sur le trajet il veut qu’on boive une bière ensemble, que je paye 350 Rs. Je ne veux pas, il propose de faire moite-moite. Non !

Une fois arrivé chez lui, il s’empresse de prendre mon sac à dos pour le mettre dans son touk-touk. Je l’arrête, il faut que je vide tout et que je refasse mon sac pour faire entré tout mon bordel, j’avais remarqué avant de partir à midi que la forme de mon sac n’était pas pareil.

Je m’aperçois que la notice de mon disque dure est dans une poche mais pas dans la boite, je vérifie, le disque dure est la, je remets la notice dedans, je ne dis rien. Sa femme me demande ce que c’est. J’explique. Lui, réexplique par-dessus à sa femme (qui parle mieux anglais que lui) un peu énervé: « c’est pour l’ordinateur ! ». Pendant que je fini de boucler mon gros sac à dos, il déplace discrètement les chaises dans le coin et masque mes deux bouteilles de vin. Je ne dis rien, je ne suis pas encore près. Je fini de rempli mon petit sac à dos. Il avait remarqué quelques fringues qui l’intéressait et voulais que je lui donne. A ce moment je n’avais plus vraiment envie. Pendant que je parlais à son fils, il prend « discrètement » un t-shirt, l’envoie sur le lis dans la pièce, secoue la couverture pour le faire tomber derrière le lit.

C’est le moment de partir, je vais prendre mes bouteilles dans le coin, sans y faire allusion, en parlant avec sa femme. Je vais aussi chercher mon t-shirt. Je veux prendre une photo de la famille, plus d’appareil photo. Il engueule son fils et va chercher dans la chambre, il le trouve sous l’armoire. Tout est près à être chargé dans le touk-touk, il me demande pourquoi je ne veux pas lui donner quelques choses (j’ai dans la poche un bracelet du Ladakh pour sa femme et une petite tour Eiffel pour son fils) et combien je vais lui donner pour toute la journée. En voyant tout ça je ne peux plus me tromper, il m’a vraiment piqué 2000 Rs. Je lui dis que je ne lui donnerai rien s’il ne me rend pas les 2000 Rs. Bien sur il s’indigne, ne comprend pas. Je dis Ok, on y va, on va au Mac Do, on verra.

Tout le long du chemin, je n’ouvre pas la bouche. Arrivé au Mac Do, quand il Me demande 2000 Rs, je redis que je ne payerai rien. Je vais au Mac Do, il m’accompagne énervé, il ne veut pas me lâcher. J’ai choisi le Mac Do car c’est un endroit neutre, avec des gens qui parlent anglais et c’est plus proche de mon « univers » que le sien. Je n’aurai pas aimé avoir cette discussion au milieu des banlieues. Dans un endroit ou il se serait senti en sécurité il aurait gueulé, appeler ces amis…Ici, il essayait toujours de réclamer, s’énervais mais n’osait pas élever le ton. Moi j’expliquais inlassablement que les 2000 Rs il peut les garder, mais je ne donnerai pas plus. J’ai eu peur pour mon ordi quand il a levé le point au-dessus du sac. Il a commencé à être agressif, je me lève pour éviter qu’il prenne mon sac et le balance. Je me rassis, écarte le sac, recommence à discuter. Les employés du Mac Do sont autours assez passifs, disent juste aux chauffeurs de se calmer. Après un quart d’heure il s’en va…10 minutes de répit, le temps d’expliquer aux employés ce qu’il s’est passé. Il revient, livide, tremblant. Maintenant il me demande 500 Rs, il n’a pas d’essence pour repartir, il me voit mangé, il a faim, je le crois, on a beaucoup roulé aujourd’hui. Je lui paye des frites, lui donne 200 Rs, un litre et demi –  Une Enfield fait 25km avec un litre au Ladakh à 60 km/h, il peut bien rouler 20min avec son Touk-touk ! – Cette fois il s’in va, en me menaçant d’aller chercher ses amis. Je reste encore une heure au Mac Do à consulter mes mails, trouver un hôtel et me calmer. Ce soir je ne veux plus jouer à l’aventurier, je choisi un hôtel à un peu plus de 10€, prend un touk-touk en négocie à peine le prix…

Je reprends mes esprits sous une bonne douche et dans un luxe auquel je n’étais plus habitué.

Je repense à son fils, j’espère que les 2000 Rs seront pour lui et non pas pour les bières de mon chauffeur.

 

hope

 

 

Mes bracelets bouddhistes ont servit à racommonder mon sac, qu'ils avaient déchirer en voulant le refermer trop fort. Mais j’ai du mal à lui en vouloir, pour lui je suis bourré de tune, je voyage…Mais ça fais quand même mal de se faire bluffer comme ça, de faire confiance, de penser qu’on peut avoir une relation pas trop pourris par le fric, juste l’envie de rencontrer du monde. Peut-être aurais-je plus de chance le lendemain.

 

Nippon

 

Hôtel Nippon

 

Lendemain : je sors de l’hôtel, j’avais repéré la direction de la mer et de la gare. Un papi m’accoste, il me dit que je me suis planté de direction, il m’indique ou aller. Il est guide touristique pour l’hôtel du bout de la rue,  Il a envie de m’accompagner, c’est sa pose déjeuner. On marche un petit bout de temps ensemble, on discute. On arrive devant un centre commercial…Ben non je veux pas aller faire des courses, je veux me promener jusqu'à la plage. Bon ben au revoir, tu veux pas me donner un petit pourboire ? Ben non, je ne t’ai rien demandé et tu m’as emmené au centre commercial. Ok, au revoir, la mer et par la. Bye

Après avoir marché encore pas mal de temps j’avais au bord de la mer.

 

 

Hilton

 

Soleil caché par les épais nuages, hôtel moderne et construction coloniale s’accorde difficilement sous le regard des tours mirador.

 

Mirador

 

 

La guerre est belle est bien fini depuis 6 mois disent-ils tous. Comment c’est elle fini ? D’après ce que j’ai compris ils ont tué les chefs de la rébellion…Mais partout dans les rues, polices, militaires, jeep, contrôle de papiers, tours mirador, bunker en sac de sable. Je marche pendant 10 min le soir et je suis « inviter » 3 fois à changer de trottoir pour ne pas gêner les militaires. Guerre fini, vraiment ? Comment c’était avant ?

 

Pour rentrer depuis la mer, je prends un taxi, j’accepte le tarif, je pensais être assez loin, en fait 3 min maxi pour rentrer! Aurais-je fais un détour à pieds pour venir ??  Je regarde une carte plus précise. Et oui, mon guide m’avais complètement paumé et envoyé de l’autre coté…Merci messieurs le guide. Alors maintenant je ne dois plus écouter les chauffeurs de touk-touk, marchander et baisser de moiti tout les prix, envoyer balader tous les gens qui m’accoste de ce coté ce n’est pas ou je veux aller mais je peux les suivre ils m’indiqueront le bon chemin…

 

Je pense qu’il me faudra du temps pour apprécier ce pays. J’ai hâte de retrouver mes amis, de pouvoir discuter avec quelqu’un. Ne pas être pris pour un pigeon et savoir éviter les corbeaux qui m’attendent…

 

 

 

Corbeau 

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